Ma barre de navigation


https://alexbouquineenprada.blogspot.fr/search/label/presentation http://alexbouquineenprada.blogspot.fr/search/label/indexauteurs https://alexbouquineenprada.blogspot.fr/search/label/coupdecoeur https://alexbouquineenprada.blogspot.fr/search/label/actualitt%C3%A9 alexbouquineenprada@gmail.com

dimanche 3 septembre 2017

Ne t'inquiète pas pour moi, Alice Kuipers - Coup de ♥

https://alexbouquineenprada.blogspot.fr/2017/09/ne-tinquiete-pas-pour-moi-alice-kuipers.html
Auteur : Alice Kuipers
Editeur : Albin Michel jeunesse
Date de parution : 2008
Nombre de pages : 242


Résumé de l'éditeur : 

"Maman, je suis allée au supermarché. Regarde dans le frigo. J'ai arrosé les plantes. J'ai nettoyé la cage de Jeannot Lapin. J'ai rangé le salon. Et la cuisine. Et j'ai fait la vaisselle aussi. Je vais me coucher. Ton esclave à domicile, Claire. "

Une correspondance par Post-it sur le frigo entre une mère et sa fille. Lorsque la mère tombe malade, le temps presse mais l'espoir demeure. Un livre comme un trésor qui chuchote à l'oreille l'importance de ceux qu'on aime...



Ce que j'ai à vous en dire : 

Dans ma vidéo TOP 5 des romans jeunesse, je vous parlais de Ma mère, le crabe et moi d’Anne Percin, un roman mordant qui met en scène la lutte contre le cancer du sein d’un drôle de duo mère-fille. Aujourd’hui, je vous reviens pour vous parler d’une nouvelle lutte contre la même maladie que nous propose cette fois Alice Kuipers.

Rédigé sous forme de post-it que la mère et la fille s’adressent au cours de leurs journées, ce roman jeunesse est une vraie pépite ! Sa forme est très juste, on oscille gentiment entre listes de courses, tâches ménagères et petits moments de grâce du quotidien. Claire et sa maman vivent seules toutes les deux, et vont devoir intégrer la maladie dans leurs vies bien remplies. L’une est une sage-femme passionnée et l’autre une lycéenne de 15 ans qui tente de se dépatouiller entre confort de l’enfance et complications de l’âge adulte qui se profile.

Cette relation est tellement universelle, tellement vraie. J’ai été particulièrement sensible à ce contraste doux-amer du vivre ensemble, tout en ne faisant que se croiser. S’aimer, tout en se disputant fort, et souvent. Bouder et rire.
Le plus bouleversant a été de les regarder s’effleurer et se manquer si souvent, persuadées d’avoir tout le temps. Se laisser abuser par le ronronnement du quotidien et s’aimer négligemment.

Et que dire de la mise en scène de cette émulsion qu’est l’adolescence ? Les tâtonnements, les chagrins d’amour, les revirements, l’incompréhension, l’angoisse qui saute à la gorge lorsque le voile du monde adulte se déchire pour quelques courts instants, le partage, l’énergie, l’égoïsme et l’amour. En si peu de mots, Alice Kuipers nous transmet tant ! Les moments durant lesquels Claire réalise qu’elle est passée à côté de sa mère pendant des années en ne la considérant que comme sa maman, et non comme une femme. C’est un message tellement important, et si vrai. Vivre ensemble chaque jour ne veut pas dire que l’on se connaisse. Il faut prendre le temps, prendre la peine, de se parler et de partager pour s’apprivoiser intimement.

La maladie est décrite avec pudeur, presque à demi-mot car poser décrire la situation est compliqué pour les deux protagonistes. Elle est le prisme au travers duquel on scrute avec un intérêt nouveau les détails de chaque geste, de chaque action pour en retirer la saveur et les non-dits. C’est tellement adroit de la part de l’autrice !

En résumé, c’est un petit roman jeunesse qui se lit très rapidement grâce à une forme originale et juste. Une œuvre touchante et importante que je ne peux que vous recommander. Douce et bouleversante, sa lecture vous permettra de poser un autre regard sur vos proches, et c’est tant mieux.

Cette lecture s’inscrit dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge et m’a permis de valider la catégorie Fall in Love avec brio ! N’hésitez pas à me dire quel roman vous accompagne en ce moment. En attendant, je vous souhaite de merveilleuses rencontres de papier et je vous dis à très vite.

▼ J’ai rédigé cette chronique avec l’instrumentale d’Interstellar dans les oreilles. Elle a été composée par le talentueux Hans Zimmer. Vous connaissez ? ▼


4 commentaires:

  1. Jolie chronique !
    Tu parles très bien de cette insouciance d'aimer entre une mère et une fille qui pensent avoir le temps devant elles. J'avais trouvé la mise en forme un peu déroutante au début de cette lecture, puis elle a si bien servit le récit.
    Tout comme toi, j'ai beaucoup aimé ce titre, même s'il n'a pas été un vrai coup de cœur pour moi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup ! J'ai essayé de retranscrire un peu de cette douce sagesse qu'instille l'autrice :) Je suis contente d'apprendre qu'il a su te toucher toi aussi, même si ça n'a pas été un coup de coeur. Qu'est-ce qui t'a manqué ? :)

      Supprimer
  2. C'est un roman qui me tente depuis sa sortie. Le format post-it pour communiquer m'intrigue. Je suis curieuse de voir si l'histoire arrive à me toucher de cette façon.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Laisse-toi tenter, il est très court et il vaut le détour ;)
      À très vite.

      Supprimer